Jérôme Noir

Depuis une quinzaine d’années, j’œuvre dans le milieu associatif et particulièrement dans celui de l’éducation populaire.

Responsable associatif, animateur auprès de divers publics (enfants, ados, personnes handicapées, familles, adultes) puis coordinateur en MJC, j’ai pu mettre en place des projets socioculturels et citoyens, avec des habitants et des collectivités.

J’ai aussi eu à cœur de m’engager dans l’action éducative par l‘animation d’ateliers et de formations s’appuyant sur les pédagogies actives et ludiques ayant pour objectif la réappropriation citoyenne des enjeux de société (climat et environnement, économie, répartition des richesses, rapport de domination, gouvernance partagée…)

Ces expériences professionnelles et bénévoles m’ont permis d’expérimenter et de me former à l’action collective et aux dynamiques qu’elles impliquent.

Ayant pu éprouver dans divers cadres les méthodes d’intelligence collective, j’en perçoit de manière évidente la force et l’efficacité et ce dans tout types de structures humaines.

J’ai donc choisi de quitter le salariat dans les structures d’éducation populaire traditionnelles pour me mettre à leur service et proposer des actions d’animation et de formation qui s’inscrivent en complémentarité de leur travail quotidien.

Je reste persuadé que c’est par l’appropriation collective des enjeux de notre siècle (changement climatique, épuisement des ressources, repli identitaire, grande pauvreté…) que nous pourrons agir et penser un monde vivable plus juste, plus solidaire et plus émancipateur pour chacun et chacune d’entre nous.

En cheminant dans cette démarche, il me parait aujourd’hui évident que ce constat est valable pour toutes les organisations qui souhaitent se questionner sur leur rôle social et politique. Cela inclut donc nécessairement les entreprises, les collectivités, les structures médico-sociale comme l’ensemble du monde associatif.

Engagé dans une démarche écologique, citoyenne et humaniste, je défends un exercice démocratique accru dans les organisations par les pratiques coopératives et participatives. C’est pourquoi je souhaite aujourd’hui, avec Cloé et Maxime, porter  le projet de SIMBIOSO

Maxime Mariette

 Après 7 ans d’études de Philosophie à l’Université de Lyon, je me suis dirigé logiquement vers le métier de professeur dans l’Éducation Nationale. Un poste que j’ai gardé quatre ans, me déplaçant chaque jour comme chaque année de classe en classe, de lycée en lycée.

Quatre ans d’enseignement de la philosophie pour des élèves de Terminale. Quatre ans pour me rendre compte que ce que j’enseignais, ce n’était pas de la philosophie, mais de la discipline par discrimination culturelle. Quatre ans pour prendre conscience que ce pourquoi j’ai choisi ce métier, le développement du sens critique et l’émancipation, était totalement absent de ma fiche de poste.

Cet éclairage fait, j’ai quitté l’éducation nationale pour l’éducation populaire. L’éducation populaire dans son sens premier, c’est-à-dire un travail de réappropriation du pouvoir politique populaire par la culture a des fins de transformations sociales concrètes et radicales ; de l’éducation politique en somme.Quitter l’enseignement pour le désenseignement.

Comment mettre mes savoirs et connaissances en philosophie au service du pouvoir d’agir de toutes et tous? Penser le monde, décrypter les concepts qui font notre quotidien sont autant de clés nécessaires à la pratique de la démocratie.

Depuis mon départ de l’éducation nationale, je me suis formé à la pédagogie active et à l’animation socioculturelle, grâce notamment à l’association d’éducation populaire Lyon à double sens, qui m’a valu de rencontrer Jérôme.

Franck Lepage et la SCOP l’Orage sont passés par là et m’ont aidé à écrire ma première conférence gesticulée, sur mon expérience de professeur.

Aujourd’hui, avec Cloé et  Jérôme, je travaille pour créer et organiser, à travers SIMBIOSO, des conférences gesticulées, des formations et des stages au service  des équipements socioculturels (MJC, Centres Sociaux, Maison de quartiers…), des collectivités, des entreprises, des professeurs,des syndicats mais aussi et surtout pour les gens. Ajouter un sens politique nécessaire à nos vies afin de pouvoir combattre le plus efficacement possible les dominations en jeu aujourd’hui et tendre vers une organisation sociale démocratique et épanouissante pour chacun et chacune.

Cloé Porthault

J’ai grandi dans un milieu où l’éducation populaire, la politique (au sens large du terme) et le questionnement sur les pratiques de la démocratie avaient une place importante.

Je me suis impliquée dans le milieu syndical dès le début de mes études. C’est à ce moment que j’ai commencé à me former aux pratiques auto-gestionnaires : comment fonctionner sans chef-fes? Comment donner la parole à tout le monde ? Mais surtout comment prendre en compte la parole de chacun-e, limiter les jeux de pouvoir au sein d’un groupe ?

Mon implication s’est poursuivie dans le syndicalisme lorsque je suis entrée dans le milieu professionnel. Les questions de gouvernance, de démocratie y était bien moins présentes et les jeux de pouvoir bien plus forts. C’est à ce moment que j’ai commencé à m’intéresser à l’éducation populaire et me former à ses outils, ses méthodes que j’ai mis en œuvre pour l’animation d’assemblées générales, de congrès, de réunions  au sein du  syndicat mais aussi d’associations ou de mouvements citoyens dont j’ai fait partie …

J’ai également pu construire et animer des formations syndicales et  des ateliers d’éducation populaire.

Le  besoin de me tourner vers des mouvements plus sensibles aux questions écologiques, peu présentes dans le syndicalisme, s’est vite fait ressentir. C’est ainsi que depuis 2012, je suis très impliquée dans une structure qui a pour objectif de promouvoir l’agriculture paysanne en faisant des paniers de produits locaux : Alterconso. Mais au-delà des questions environnementales liées à l’agriculture intensive, les membres de cette coopérative se questionnent régulièrement sur ses méthodes de gouvernance : comment et qui prend les décisions ? quelles décisions ? …

En parallèle, j’ai travaillé pendant 6 ans à la CAF en tant que conseillère auprès des publics puis 3 ans en tant que formatrice. La rencontre avec ces publics très variés m’a aussi fait prendre conscience que nous n’avions pas tou-tes la même culture vis-à-vis des institutions, de la politique, de l’autorité, du travail …

Le croisement de ces expériences m’a amené à créer et jouer une conférence gesticulée « Travail, faut-il jouer le jeu ? ».

Il est donc important pour moi, de remettre du sens politique dans nos modes d’organisation et dans les rapports sociaux ainsi que de requestionner les mécanismes qui engendrent des rapports de dominations.

De manière évidente, j’ai voulu continuer ces engagements en portant le projet de Simbioso avec Jérôme et Maxime.