Les luttes et les rêves

de Michelle Zancarini-Fournel

 

C’est l’histoire de la France « d’en bas », celles des classes populaires et des opprimé·es de tous ordres, que retrace ce livre, l’histoire des multiples vécus d’hommes et de femmes, celle de leurs accommodements au quotidien et, parfois, ouvertes ou cachées, de leurs résistances à l’ordre établi et aux pouvoirs dominants, l’histoire de leurs luttes et de leurs rêves.
L’ouvrage faisant plus de 900 pages, pour cet arpentage nous vous proposons une lecture collective de la quatrième partie : « conscience de classe, conscience de race » à la fin du 19ème siècle.

 

Mardi 10 décembre 2019 à 19h à la MJC Jean Macé, Lyon 7ème

Ma part de gaulois

De Magyd Cherfi

 

C’est l’année du baccalauréat pour Magyd, petit Beur de la rue Raphaël, quartiers nord de Toulouse : une formalité pour les Français, un événement sismique pour l’“indigène”. Pensez donc, le premier bac arabe de la cité. Le bout d’un tunnel, l’apogée d’un long bras de fer avec la fatalité, sous l’incessante pression énamourée de la toute-puissante mère et les quolibets goguenards de la bande.

Entre soutien scolaire aux plus jeunes et soutien moral aux filles cadenassées, une génération joue les grands frères et les ambassadeurs entre familles et société, tout en se cherchant des perspectives d’avenir exaltantes. Avec en fond sonore les rumeurs accompagnant l’arrivée au pouvoir de Mitterrand, cette chronique pas dupe d’un triomphe annoncé à l’arrière-goût doux-amer capture un rendez-vous manqué, celui de la France et de ses banlieues.

 

Mardi 14 janvier 2020 à 19h à la MJC Jean Macé

La crise de la masculinité, autopsie d'un mythe tenace

De Francis Dupuis-Deri

 

Une crise de la masculinité, dit-on, sévit dans nos sociétés trop féminisées. Les hommes souffriraient parce que les femmes et les féministes prennent trop de place. Pourtant, l’histoire révèle que la crise de la masculinité aurait commencé dès l’antiquité romaine et qu’elle toucherait de multiples pays. L’homme serait-il toujours et partout en crise? Dans ce livre, Francis Dupuis-Déri décortique la signification politique de cette rhétorique foncièrement misogyne.

 

Mardi 11 février 2020 à 19h à la MJC Jean Macé

Lutter ensemble, pour de nouvelles complicités politiques

De Juliette Rousseau

 

De la ZAD à la Palestine, de la marche pour le climat de New York aux camps de réfugié·es de La Chapelle, Juliette Rousseau part à la rencontre de collectifs féministes, antiracistes, LGBT, de justice climatique, etc., qui interrogent les différents rapports de domination liés à la classe, au genre, à la race ou encore à la condition physique et mentale, à l’œuvre dans la société mais aussi dans les espaces militants. À partir de nombreux entretiens, ce livre invite à explorer les nouvelles formes d’organisation et de solidarité politique qui se nouent entre les personnes concernées par une même oppression et leurs allié·es ou complices.

 

Mardi 25 février 2020 à l’Alternatibar, Lyon 1er

Comment la non-violence protège l'Etat

de Peters Gerdeloos

 

Au vu de la situation, la grande majorité des mouvements sociaux et écologistes échouent lamentablement. La plupart de ces mouvements se targuent de respecter scrupuleusement les principes de la non-violence, qu’ils considèrent comme la seule méthode de lutte acceptable. Et pourtant, ainsi que Peter Gelderloos l’expose brillamment dans ce livre, cette adhérence dogmatique au concept de la non-violence est injustifiée et injustifiable. Il s’agit d’une des principales raisons pour lesquelles ils sont inefficaces. L’auteur nous offre ici un ouvrage essentiel qui devrait nous aider à sortir de l’impasse manifeste dans laquelle s’enlisent les mouvements militants. Loin de faire l’apologie d’une violence irraisonnée, ce livre déboulonne l’argumentaire fallacieux de ceux qui affirment que la non-violence est la seule méthode acceptable de lutte face à la violence du capitalisme et de l’État.

 

Mardi 26 mars 2020 à 19h à l’Alternatibar

Retour à Reims

de Didier Eribon

 

À la mort de son père, il revient à l’endroit où il a grandi et qu’il avait fui trente ans auparavant pour tenter de vivre librement son homosexualité. À travers son parcours et celui de sa famille, il interroge le milieu ouvrier dont il est issu, les rapports de classes et la montée de l’extrême droite. Le metteur en scène Thomas Ostermeier invente un dispositif où une actrice, un réalisateur de documentaires et un ingénieur du son enregistrent ce texte. Du choix des images va naître des discussions : qu’en est-il aujourd’hui des mécanismes de domination et d’exclusion ? Quelles histoires et quelle Histoire veut-on partager ?


Mardi 7 avril 2020 à 19h à la MJC Jean Macé

Voyage en misarchie

D’Emmanuel Dockès

 

Utopie, joyeuse et parfaitement crédible, à mi-chemin entre le roman et l’essai, le livre prend la forme du témoignage d’un personnage perdu sur une terre inconnue à la suite d’un accident d’avion, dont il va découvrir les règles et les mœurs. La misarchie, le régime dont s’est doté le pays imaginé par Emmanuel Dockès, offre à ses habitants des services publics opulents mais pas d’État, la liberté d’entreprendre sans capitalisme, un temps de travail de 15 heures hebdomadaires, des entreprises auto-gérées…

Grâce à un corpus de règles subtiles et à une stricte répartition des pouvoirs qui empêche toute domination d’un groupe, d’une institution, d’une idéologie, d’une morale sur le reste de la société, les habitants de la misarchie jouissent d’une liberté quasi infinie pour choisir le mode de vie qui leur correspond.

 

Mardi 12 mai 2020 à 19h à la MJC Jean Macé